Le « soft-power » nord-coréen attire des abrutis, l’exemple de Alejandro Cao de Benós de Les y Pérez

Il n’est pas nécessaire de faire un voyage jusqu’en Corée pour trouver quelques partisans d’un système communiste heureusement révolu. La France connaît son lot d’intellectuels, adhérents au très célèbre « Parti Juche de France ». Pour ceux qui ne connaissent pas la composante essentielle de la Corée du Nord, le « Juche » (prononcé « Djoutché ») est l’idéologie d’Etat : indépendance, souveraineté, unité des coréens, et plein de mots sympas ; étant spécialistes en raccourcis historiques et politiques et approximations à tous les niveaux, c’est un peu l’idéologie du très honorable François Asselineau. Son emblème est le marteau, la faucille et le pinceau d’or sur fond de gueule. Revenons au « PJF ». Heureusement pour la réputation de notre pays, à en croire sa page twitter le PJF n’est qu’un « troll », alliant sondages non-truqués et humour tel que « Grâce aux camps de travail la Corée du Nord a ramené son taux de chômage à 0% ».

Mais au-delà des Pyrénées il y a un vrai abruti, vraiment sérieux, vraiment pro-RPDC.

Son nom espagnol : Alejandro Cao de Benós de Les y Pérez. Son nom coréen : Cho Sun Il (c’est la façon d’écrire un nom en nord-coréen, et non « Cho Sun-il » comme au Sud). Il doit être le seul espagnol à avoir la double-nationalité avec la Corée du Nord, et un des très rares à avoir une double nationalité dont la nord-coréenne. Bref, cet idiot du village a la mission très officielle de propager les idées du Juche et l’idéologie de la Corée du Nord en Espagne et en Europe. A ceux qui ne le savent pas, il y a une réponse officielle à la question « quelle est l’idéologie de la Corée du Nord ? » : « L’idéologie de la Corée du Nord dit que le peuple Coréen est le maître de la révolution et du développement. Le pouvoir pour initier la révolution et le développement vient du peuple Coréen ». Il serait plus secrètement payé par le régime juchéen pour conduire une révolution socialiste européenne, n’oubliez jamais qu’ils sont là, ils sont dans les villes, dans les campagnes, sur les réseaux sociaux. Sentez-vous monter le mouvement de révoltes en Europe ? La Catalogne, c’est Cho Sun Il.

Ce fidèle partisan de « Rocket-Man » sait surtout se faire du blé, par son excentricité.

Il est parvenu aussi à se faire une notoriété non pas dans les milieux extrêmes-gauchistes, mais chez les passionnés de régimes autoritaires (il y en a). Il se fait de l’argent avec son bar pour le moins atypique à Tarragone (en Espagne, peut-être en Catalogne dans quelques temps) à l’effigie de son Etat préféré ; l’établissement est si sympa et lui si niais qu’on a une petite tendresse pour ce doux-régime, en sortant vous penserez « la Corée du Nord, y’a pas plus fort ! ».

Mais son activité n’est pas de tout repos ; il a été arrêté pour trafic d’armes, qu’il détenait pour sa protection personnelle. Monsieur a bien compris la leçon et adopte la même réaction que son mentor, qui détient des armes nucléaires pour sa défense personnelle.

Et dire qu’il descend de nobles familles espagnols… des barons, des comtes, des marquis … Son grand-père était phalangiste. Il a aussi son côté Henri d’Orléans (l’Ancien), il a dilapidé la fortune qu’avait constituée sa famille et dont il héritait en très grande partie ; il s’avoue lui-même mauvais en affaires. La morale de cette histoire : on peut être descendant d’une riche et honorable noblesse avec d’honorables idées et être soi-même une ordure communiste. Vous aurez vite fait de deviner son surnom : le Baron Rouge.

A lire : J-L Coatalem, Nouilles Froides à Pyonyang, pour une situation partielle mais intéressante de la situation de la société et du délire communiste en Corée du Nord. Hadrien Velasco

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