Nouveau numéro : Faut il juger le droit ?

Septième Numéro en ligne ici

Editorial

Au moment où l’on se préoccupe plus de ses examens, de sa dinde de Noël ou encore de sa cuite du jour de l’an, il n’est pas inutile de réfléchir à la judiciarisation du politique et au coup d’État des juges. Comme de coutume, nous attirons l’attention du lecteur sur un non-événement : l’anniversaire de notre revue et la parution de son nouvel opus, juridique et qui à ce titre, sera presque aussi chiant que les précédents. Un an que la bande de barjes servant de chroniqueurs à La Camisole s’est formée et tente de faire croire qu’elle comprend quelque chose à quoi que ce soit. Et si certains ont eu la patience de nous suivre depuis le début, ils auront probablement remarqué que la ponctualité n’est pas notre qualité première, ni même la seconde. Comme la première année donne rarement un âge mature, pas question de changer dès maintenant.

Nos fans, il doit bien y en avoir, s’étaient étonnés du choix d’imprimer un papier, à l’heure (sombre) du numérique. Anachronique, coûteux, inutile que d’imprimer du papier quand tout le monde se tourne vers Internet ! Claironnent en cœur certains médisants. Mais nous sommes anachroniques ! C’est l’honneur qui nous commande de l’être ! Et ringard, c’est la décence. Nous sommes d’ailleurs reconnaissants à ceux qui nous rappellent que l’on vit en 2016, que l’on a « évolué ». On s’en aperçoit souvent, trop sans doute…

Un an maintenant que nous arpentons quotidiennement les alentours des universités et que notre feuille de chou interrompt le pèlerinage des étudiants vers le grand hangar à bouffe que l’on nomme encore avec pudeur CROUS. La distribution est assez simple : certains la prennent afin de pouvoir se remplir la panse plus vite, d’autres par politesse. Étonnamment, rares sont ceux qui nous la demandent. Malgré cela, nous attendions impatiemment les réactions de ces lecteurs. Las, nous avons fini par en écrire, en rédigeant et postant nous-mêmes nos propres lettres d’injures. Concé- dons toutefois par honnêteté que si notre plume a fait réagir par le biais de quelques compliments, elle a également indisposé certains qui n’ont pas hésité à nous envoyer le papier à la figure avec quelques injures. Mission accomplie : nous avions réussi à éviter le consensus.

Le numéro anniversaire évoque le juridisme. Pourquoi pas ? Après tout, les PV pour délit d’opinion se font encore attendre. Nous les espérons nombreux. On nous répète nuit et jour que nous sommes dans le pays de la liberté. Pourtant nous sommes face à une inflation législative sans précédent auto-entretenue de normes, de législations et de règlements destinés à interdire. On se demande comment appliquer l’adage « nul n’est censé ignorer la loi » ou même comment elle pourrait être « l’expression de la volonté générale » quand le législateur en produit en quantités industrielles. Le droit doit-il régir tout notre mode de vie et le cas échéant le modifier pour s’adapter à « l’air du temps » ? Doit-on s’attaquer à ce qui fonde la souveraineté des États, le pouvoir de dicter sa loi chez soi, en leur imposant des lois internationales ? Autant d’obscurités que nous tenterons d’éclairer. Et si toutes ces considérations juridiques ne vous intéressent pas, nous espérons que vous pourrez trouver votre bonheur dans les autres pages. Ou comme nos courtois lecteurs nous envoyer le journal à la face.

Les Frères Fondateurs

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