À vos gants… prêts… giflez !

« Rationae fortitudo meam » avant d’être référencé par la Guerre des Étoiles comme un produit suspect dérivé du bouddhisme, la force est avant tout un sentiment très noble de l’expression de l’Être qui aspire à vivre en puissance une existence libre et affranchie.

En politique la force morale n’est pas toujours suffisante, la détermination la transforme fréquemment en véritable violence dans le sens fort du terme. Alors pourquoi la République inculque-t-elle aujourd’hui aux Français le rejet total et inconditionné de la violence politique alors que son vecteur de légitimation politique originel est incontestablement l’une des choses les plus violente et intrusives de l’Histoire de France? Une guillotine est un joli mot pour dire décapitation, « décollation mécanique » comme disait les Robespierre, Marat et autres poètes cachés. Son retrait en 1981 est d’ailleurs une source majeure du désenchantement du mythe républicain. Notre force intellectuelle et morale c’est de faire valoir dans la polis nos idées qui sont parfaitement en phases avec la réalité. Si l’officine jacobine cosmopolite nous crache aux visages comme elle le fait depuis si longtemps, il nous faudra un jour sortir nos gants. Voilà pourquoi nous devons avoir les yeux rivés sur les moindres faits et gestes, les moindres projets, prêt à désarmer le « Léviathan jacobin » en cas de besoin.

Si l’on condamne fermement une force moralement insoutenable qui alimente une force physique extérieurement insupportable comme au hasard pourquoi NE PAS se révolter ? Pourquoi NE PAS intervenir ? ! Le « peuple » de la Bastille c’était en réalité 2 000 pèquenots. Voilà pourquoi je demande s’il est si invraisemblable et illégitime de nos jours de requérir un appel réfléchi à la violence émanant d’une chaîne de commandement rationalisé et sublimant par la même sa réflexion, non par des beaux discours mais par l’action punitive réelle ? Ce ton raisonnablement inquisitorial témoigne de notre détermination et va nous permettre de prendre à témoin un vaste lectorat pour affirmer avec rectitude, poitrine à découvert, visière haute et sans détour nos envies de violence envers les apostats de la France. Car la raison qui se fait violence est passionnément légitime aux yeux de tous. Mais attention nous souhaitons anoblir cette vengeance instable en une réelle justice légitime car toute violence désordonnée est nécessairement aveugle donc synonyme de petits « débordements collatéraux » qu’il est de notre devoir de désamorcer avec fermeté.

Revêtir une camisole c’est un peu être le détracteur de plume d’un système vicié et des ses acteurs veules. Nous voulons dévoiler aux Français le credo Sodome de nos élites en appelant non pas à la révolte massive, mais en détraquant ce qui doit l’être et en humiliant ses grands prêtres, car la plume est serve mais le poing est libre. Néanmoins nous n’ignorons pas nos droits en tant que presse et violerons tout ce qui est décrit par l’établissement comme inviolable. Exemple immédiat : bien heureux esprit Charlie = dieu scabreux de la chienlit.

La République est dans l’inconfort, profitons-en pour faire voler en éclat la technostructure cosmopolite et s’asseoir royalement sur les combles encore fumants des ruines de l’anti-France. Parce qu’il n’y a rien à respecter dans ces conformismes ridicules, les Inquisiteurs frappent. Mensuellement.

Saint Hilaire

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Comte des cigales. Lit Queneau dans sa baignoire

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