Voyage au bout de l’ennui

Les vacances de Clovis Deforme, où il est question de canicule, de Gaston Dominici, du Sud, du métro et d’une baignoire. Il faisait chaud depuis quelques jours et, tel Bardamu dans son épisode camerounais du Voyage au bout de la nuit, je supporte assez mal la chaleur. Aussi mes nerfs, déjà mis à rude épreuve par mon « job » d’été consistant à servir des clients imbéciles et pénibles, lâchèrent-ils lorsque le thermomètre dépassa les...

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Nuit debout ou nuit débile ?
Juil03

Nuit debout ou nuit débile ?

C’est vers Bastille, sa colonne phallique, ses bars de merde et sa faune d’abrutis, que ma recherche continuelle de sexe, particulièrement exacerbée en ce printemps, conduisit mes pas. J’avais entendu parler d’une soirée dans une colocation d’étudiantes en arts, lettres, langues; bref, des matières fortement féminisées, tout à fait ce dont j’avais besoin. J’avais beaucoup hésité sur la tenue à adopter: les chaleurs printanières m’encourageaient à choisir un costume en lin beige surmonté d’un panama, lorsque je me souvins qu’il s’agissait d’une soirée à Bastille, qui plus est avec des E.G.A.F.P.P. (Etudiants de Gauche A Fort Potentiel de Plouquerie).

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Mieux que la fête des voisins, sacrifice humain!
Mai27

Mieux que la fête des voisins, sacrifice humain!

C’est un fait acquis: je n’ai pas très bonne réputation dans mon immeuble. On m’a souvent reproché de fumer dans les parties communes, ce qui dérange les muqueuses délicates des mémères à yorkshire, des hipsters à barbe et autres débris en déambulateur-respirateur-dialyse. Un soir où je rentrais d’une cuite avec les collaborateurs de la Camisole, mon foie ne tint pas jusqu’à ma salle de bains, et c’est le joli paillasson de ma voisine, celui avec marqué Welcome dessus, entouré par des motifs floraux très mièvres et des petits oiseaux d’un goût peu sûr, qui reçut l’hommage de mon trop-plein de boisson. Je balance régulièrement le contenu de mes cendriers par la fenêtre, ce qui, paraît-il, a tendance à dégueulasser le linge mis à sécher sur le balcon des gens du dessous.

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Faut-il sauver les marxistes ?
Mai01

Faut-il sauver les marxistes ?

Mettons les pieds dans le plat: je ne suis absolument pas partisan de la sauvegarde artificielle des espèces menacées. Je me fiche bien des ours polaires, des pandas impuissants ou des tritons palmés. Je suis darwinien, et à ce titre, j’estime que les espèces qui ne savent pas s’adapter à leur environnement ne méritent pas de survivre.

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Je ne trouve pas la Saint Patrick sympatoche.
Mar20

Je ne trouve pas la Saint Patrick sympatoche.

Il est communément admis, chez les jeunes et moins jeunes filles, que j’ai un beau corps. Je pourrais faire le modeste et dire que je n’ai aucun mérite à cela, que je dois tout au stock génétique exceptionnel de ma famille, et que dans le fond cela importe peu, que l’important, c’est la beauté intérieure, etc… On ne va pas se cacher la face: si je ressemble davantage à un Michel-Ange qu’à un geek en surpoids ou un jeune apparatchik de l’ UNEF précocement rondouillard, c’est parce que je prends grand soin de moi.

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L’anticonformisme est-il un conformisme ?
Fév29

L’anticonformisme est-il un conformisme ?

L’anticonformisme consiste à refuser de se conformer aux idées et aux usages de la société dans laquelle on vit. Au sens strict du terme, être anticonformiste est donc à la fois téméraire et difficile à vivre, car source de critiques constantes de ceux qui respectent les normes auxquelles l’anticonformiste entend se soustraire.

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