Affaire du poney violé par un migrant à Berlin : le témoignage exclusif de la victime!

Le 10 novembre, nous apprenions par la lecture du journal quotidien Berliner Morgenpost l’arrestation d’un migrant Syrien de 23 ans reconnu coupable de viol sur un poney de la ferme pour enfants située dans le parc de Görlitz, l’un des espaces verts de la capitale allemande. En exclusivité, La Camisole a pu recueillir le témoignage de la victime, non par recherche d’un sensationnalisme racoleur, ce que notre déontologie nous interdit, mais bien par souci d’information et de recherche de la Vérité, à la base de l’éthique du journalisme. La victime a tenu à garder l’âne-onymat.

 

La Camisole : Vous avez récemment été victime d’une agression des plus épouvantables, en pleine journée et en plein coeur d’une grande capitale européenne. Pouvez-vous nous raconter ce qui s’est passé ?

La victime : J’étais en train de brouter paisiblement du foin pendant ma pause, entre deux promenades avec des enfants, quand soudain, mon agresseur (je ne connaissais pas encore ses intentions à ce moment-là) s’est approché et a commencé à me parler. Il m’a demandé si je travaillais ici depuis longtemps, si je connaissais bien le quartier (NDLR: Kreuzberg, où est situé le Görlitzer Park), puis il s’est mis à parler de lui, de son vécu, de la guerre en Syrie et de son parcours pour arriver jusqu’en Allemagne. Je l’ai trouvé émouvant dans un premier temps, et j’ai donc accepté de parler avec lui, de lui donner un peu d’attention, d’écoute; ce sont des gens avec des parcours très durs…

 

La Camisole : Et ensuite?

La victime : Ensuite, lorsqu’il a vu que j’étais en confiance, il a commencé à mes faire des compliments, sur ma robe, sur ma crinière… Quand il a commencé à me dire que j’avais une « belle croupe bien rebondie », j’ai trouvé ça gênant, déplacé, et j’ai voulu le lui dire, mais il a continué. Il a commencé à passer sa main sur mon garrot, puis sur les reins. J’ai essayé d’appeler à l’aide, mais il a m’a soudain entravé la mâchoire de ses deux bras, et, après avoir baissé son pantalon, il a commencé à … (NDLR: la victime particulièrement éprouvée s’étant mise à pleurer, nous avons interrompu ici le récit de l’agression).

 

La Camisole : Quelle fut la réaction des passants?

La victime: C’est là que ça devient particulièrement terrible. Voir des gens passer à côté, l’air de rien, faisant semblant de ne s’apercevoir de rien, détournant exprès le regard, ignorer votre détresse… Une jeune baby-sitter accompagnée d’une petite fille a tout de même donné l’alerte aux gardiens du parc, qui ont eux-mêmes appelé la police. Quand mon agresseur a vu qu’il était observé, il a pris la fuite. Les policiers l’on retrouvé quelques heures plus tard, caché dans un bosquet.

 

La Camisole : Et aujourd’hui, comment vous sentez-vous?

La victime : J’ai été admirablement pris en charge par les vétérinaires de la ville. Evidemment je suis encore sous le choc. Ce n’est pas un fait banal, anodin dans la vie d’un poney, d’être agressé de la sorte. Depuis, je prends beaucoup de calmants et de somnifères (NDLR: au vu des quantités prescrites, on peut véritablement parler de « doses de cheval »). Par ailleurs, je suis une thérapie par la parole dans un groupe de victimes de violence sexuelles, pour m’aider à me reconstruire après cette épreuve. Ça me fait beaucoup de bien, mais pour l’instant je reste la plupart du temps dans mon écurie, je ne me sens pas prêt à reprendre le travail. C’est une chose difficile d’affronter le regard des autres quand on a été violé…

 

La Camisole : Aujourd’hui vous réclamez justice. Pensez-vous que votre plainte ait une chance d’aboutir ? Et pensez-vous que votre témoignage puisse servir la cause des animaux victimes de sévices sexuels ?

La victime : Un jugement va être rendu d’ici peu. Et effectivement, au-delà de mon propre cas, j’espèce que cela pourra sensibiliser un large public, en Europe comme dans tout le Moyen-Orient, où chaque jour, ce sont des milliers d’ânes, de chèvres et de dromadaires qui sont les victimes de prédateurs sexuels, cela en toute impunité. Toutefois, je ne voudrais pas stigmatiser les migrants, qui ont tout à fait leur place en Europe. Je ne veux pas que mon cas soit récupéré par l’extrême-droite xénophobe, ce qui sera difficile dans le contexte politique actuel particulièrement agité en Allemagne (impossibilité de Merkel à former une coalition gouvernementale, présence d’une centaine de députés AFD au Bundestag,…). Non, ce que je veux, c’est sensibiliser ces populations nouvellement arrivées au fait que les poneys ne sont pas des objets sexuels, et que « non », ça veut dire « non ». Je crois donc qu’il faut avant tout faire de preuve de pédagogie pour éviter que de telles choses se reproduisent.

(Propos recueillis et traduits par Clovis Deforme.)

Auteur: Clovis Deforme

Né à la fin du XXème siècle. A rejoint la Camisole en 2015. Elu à l'Académie française en 2058.

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